Troisième pont de l’amitié lao-thaïlandaise
Avant les ponts, les rivières rythmaient nos déplacements. Puis les humains ont tracé de nouvelles trajectoires. Ce basculement met en lumière l’importance de liens transfrontaliers tels que le troisième pont de l’amitié lao-thaïlandaise. Ce dernier franchit le Mékong grâce à une structure en poutre-caisson, stable et efficace face au puissant courant du fleuve. Une prouesse qui rappelle, à l’échelle française, la manière dont certains ponts du Rhône ont transformé les déplacements entre régions autrefois isolées.
Inauguré en 2011, l’ouvrage renforce les échanges entre la province thaïlandaise de Nakhon Phanom et la ville de Thakhek, au Laos. Il s’inscrit dans une suite de connexions internationales initiée par les deux premiers ponts de l’amitié. Avec ses quelque 1 400 mètres et ses deux voies de circulation, il fluidifie à la fois le trafic local et les trajets de fret, allégeant la pression sur les autres passages du Mékong.
Au-delà de la mobilité, le pont favorise le commerce, le tourisme et la coopération régionale. Comme beaucoup d’infrastructures essentielles, il œuvre en silence, reliant les communautés et créant de nouvelles dynamiques.